
Le thème de la 4e édition du festival Bia So Mengong a définitivement quitté le champ abstrait de la seule idée pour devenir une action massivement appréciée, empiriquement vécue.
En ce 12 juillet 2025, jour de l’ouverture de la 4e édition du festival, les invités venus de tous horizons ont vu se manifester l’envie de faire ensemble, la conviction de considérer les différences ou, mieux, de les intégrer dans une dynamique où la diversité ne signifie pas l’adversité, mais la richesse des possibles infinis.
On a vu les rues de Mengong transformées en un boulevard géant où chaque avenue est un chemin ouvert à la célébration du génie d’un événement qui fédère les énergies.

Devons-nous mentionner l’enthousiasme lu dans le regard admiratif et rêveur de chaque riverain ? Faut-il mettre un mot sur le sourire radieux de chaque exposant installé au village du festival, sis au lycée de Mengong ? Quel vocable pour dire la force de la diversité, mise en musique, en pas et en harmonie par le génie de chaque enfant, artiste émergent à vrai dire, retenu pour la grande parade multiculturelle et multinationale, qui a été saluée par des tonnerres d’applaudissements ?

Le peuple, que dis-je, le monde a vu dans chaque articulation et chaque bretelle, le désir de réunir, de partager, de fédérer les talents. Le monde a admiré le geste de cœur d’un promoteur qui, plus que jamais, sait qu’on n’aura jamais assez d’une vie pour vivre pleinement sa propre vie, mais que faire vivre l’autre par le biais d’une main tendue peut, au final, être l’unique moyen de vivre mille vies dans l’encadrement si serré de cette vie trop éphémère. Alors, ce sont 560 jeunes volontaires qui se seront activés. Ce sont des membres du staff au four et au moulin. Ce sont des autorités venues du plus haut sommet de la culture, des artistes validés par la francophonie, des autorités traditionnelles, des artisans et autres populations qui auront, chacun et chacune à sa manière, donné de leur énergie pour une cérémonie d’ouverture dont les arbres parleront encore, même quand le temps aura suspendu son vol.

Et parce qu’il faut de tout et de tous pour avancer, les communautés du Gabon, de la RCA, du Nigeria, du Congo et de Guinée équatoriale ont, elles aussi, associé leurs rythmes au grand orchestre de la parade. Une parade, il faut le dire, exécutée sur la musique live d’un orchestre où le balafon, les castagnettes, les tam-tams et tambours ont su s’harmoniser finement avec les trompettes et autres saxophones pour offrir aux festivaliers un délice mélodieux et agréable.
Faut-il une note de fin ? Peut-être après avoir signalé qu’on a assisté à un match d’ouverture dont le coup d’envoi a été donné par l’honorable Céline Mendoua et dont le score a été de 3 buts à 0 en faveur de Fortissimo, plus fort que jamais face à des Vétérans de Nemeyong sans vraie adversité. Le soir a accueilli une belle prestation de l’artiste Blacky Star, présent, fort, adulé.

Que retenir au final ? Simplement que, et c’est pour emprunter à M. Armand Abanda Maye, Conseiller Technique n°1 au MINAC : « Le festival Bia So Mengong est une pépite qui s’enchâsse avec hauteur dans le lingot d’or du développement durable qu’est la culture. »
La suite s’annonce toujours plus riche, pour cette foire de la culture qui est partie pour deux semaines (du 12 au 26 juillet 2025).
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Preston Kambou



