
Il est connu de tous qu’Ernest Ouandie, le dernier des nationalistes comme on dit, est mort assassiné le 15 Janvier 1971. Pourtant, 55 ans plus tard, une journée passée à le célébrer a fini par me convaincre de ce qu’il n’est peut-être pas mort. Malgré les tirs en rafale, malgré un corps coulé sous six couches de béton armé, le camarade Émile n’est pas mort. Si cela vous surprend, armez-vous de patience et découvrez avec moi les raison de ma déclaration.
Allez dire à ma femme et à mes enfants que je n’ai pas trahi. »
Ce jeudi 15 janvier 2026, à l’initiative du La’akam (Laboratoire Artistique du Kamer) écurie de Kouam Tawa, des poètes, dont Emile Arsele Nguetcheu, Meh Gouong, Hermann Ntoka et moi-même, ont entrepris, dans le cadre de l’activité « Quand la poésie se fait mémoire« , de rendre hommage à Ernest Ouandie.
Dans le principe, rien de bien compliqué : une procession allant du La’akam situé à Banengo, près de l’église Jean Paul 2, avec un arrêt au lieu de l’exécution (derrière la BICEC), un autre sur la tombe d’Ernest Ouandie, le déplacement vers les marchés A, B, C de Bafoussam, puis retour au La’akam pour une soirée consacrée au héros.

Posant qu’en faveur de la loi n°91/022 du 16 décembre 1991, portant « réhabilitation de grandes figures (…) disparues qui ont œuvré pour la naissance du sentiment national, l’indépendance ou la construction du pays, le rayonnement de son histoire ou de sa culture », l’Assemblée Nationale camerounaise élevait Ouandie, Ahmadou Ahidjo, Um Nyobé Ruben et Félix Roland Moumié au rang de héros nationaux, nous pensions poser un acte des plus patriotiques.

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texte à paraître
Preston Kambou




