RIPO 2026 : « L’art face aux défis du monde et aux mutations de l’écosystème numérique. »

« Aujourd’hui, le développement du numérique et de l’intelligence artificielle ouvre de nouvelles possibilités, mais soulève aussi de nombreuses interrogations.»Suzanne Christelle SONGA/OUEDRAOGO ( RIPO)

« Le monde a profondément changé. Les technologies ont bouleversé les modes de création et de diffusion. Aujourd’hui, le développement du numérique et de l’intelligence artificielle ouvre de nouvelles possibilités, mais soulève aussi de nombreuses interrogations. »

Ces propos de Madame Suzanne Christelle Songa/Ouédraogo, promotrice des Rencontres Internationales de Peinture de Ouagadougou ( RIPO), lors de la conférence de presse de lancement de la 6e édition de cette biennale lancée en 2006, traduit bien les enjeux de l’édition en préparation. En effet, du 18 au 28 Septembre 2026, Ouagadougou sera la capitale africaine de la peinture.

Portées par l’Association pour la Promotion des Arts Plastiques (APAP), les RIPO visent cette année la promotion du dialogue et d’une lecture croisée des problématiques existentielles par des artistes venus d’horizons divers. Quarante artistes issus de dix-huit pays de divers Continents, se retrouveront pour parler d’écologie, de migrations, de conflits, de cohésion sociale, du numérique et surtout de l’art. Des thématiques que les œuvres d’artistes sélectionnés abordent suivant la sensibilité et la vision du monde propres à chaque artiste. Pour cette année, le Mali et la Tunisie sont les invités d’honneur.

Mais les RIPO 2026, en plus d’une exposition internationale riche, proposent un programme de résidences artistiques, une approche intellectuelle avec des panels professionnels, et surtout un côté social et marketing porté par les ateliers communautaires et l’activité rue marchande.

Prosper Tiendrébéogo, directeur artistique des RIPO a insisté lors de la conférence de presse du 9 Septembre à Ouagadougou, sur l’importance de ces espaces d’échange et des workshops, qui permettent le brassage culturel et le renforcement des compétences, avec la facilitation des rencontres entre de jeunes artistes et des créateurs formés dans de grandes écoles d’art africaines.

S’il est une innovation à signaler, c’est bien celle de la « Route des arts visuels », une plateforme pensée pour booster la professionnalisation et la mobilité des créateurs africains.

On notera aussi que pour les RIPO 2026, la promotion de l’excellence est un objectif majeur : les trois meilleures œuvres de l’exposition seront primées. Ceci dans l’optique de permettre à leurs auteurs de participer à d’autres rencontres internationales et d’accroître leur visibilité. Et pour mieux mailler le thème choisi, une réflexion sera menée sur les outils juridiques qui encadrent le domaine artistique à l’ère du numérique et des Intelligences Artificielles.


Comme tout grand événement artistique d’envergure, les RIPO ont aussi pensé à une exposition off : « Les RIPO off se tiendront dans trois espaces, dans les ateliers Maneré à Tanghin, sur la route de Saponé à l’espace ouéto et l’espace ELAN à coté de l’église de Gounghin », a précisé Suzanne Christelle Songa/Ouédraogo, promotrice de l’événement.

Les RIPO sont un évènement qui aujourd’hui a atteint l’âge de la maturité. 20 années qu’il faut appréhender comme un long parcours de challenges guidés à chaque fois par un engagement sans répit au service des Arts Plastiques. L’évènement est devenu un rendez-vous incontournable qui reçoit chaque année plus de trente mille visiteurs, plus de trois cents artistes et qui a accueilli, sur deux décennies, une bonne cinquantaine de pays.

Sur son impact, Suzanne Christelle Songa/Ouédraogo affirme : « Grâce aux RIPO, plusieurs artistes arrivent à sortir du Burkina Faso pour présenter leurs ouvres aux rencontres photographiques de Bamako, Ségou, Rwanda, soit à d’autres FESTIVAL à travers le monde.» ce ne serait donc pas exagérer de parler de cette Biennale comme d’un laboratoire d’art autant d’une foire des grandes rencontres artistiques.

Le parcours est riche. Mais l’histoire continue de s’écrire. Alors du 18 au 28 septembre 2026, venez contribuer à écrire ce grand catalogue de la peinture africaine et mondiale.

Preston Kambou

Poue nous contacter +237 695521762

Diversalités est un média indépendant dévoué à l’art et à la culture et compte sur votre accompagnement pour continuer sa mission de promotion et didactique culturelle.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *