
Depuis le 19 septembre 2026, Ouagadougou accueille la sixième édition des Rencontres Internationales de Peinture, les RIPO. Jusqu’au 28 septembre, cette biennale née en 2006, offrira une plateforme aux artistes et passionnés d’art pour explorer les couloirs des arts visuels afin de découvrir à travers l’illusion de la vérité artistique, on l’espère, la vérité de leurs utopies existentielles.
Le thème de cette année : « Créations en devenir : l’art face aux défis du monde et aux mutations de l’écosystème du numérique » se propose de créer un dialogue avec les mutations de ce monde dynamique dont l’art se doit de capter les ondulations.

Au programme : quarante artistes retenus après un appel international, des résidences de création, un espace numérique immersif, et la Route des Arts Visuels, qui envoie six lauréats à Abuja, au Nigéria, pour le CANEX.

Pour le point d’histoire, en 2006 l’Association pour la Promotion des Arts Plastiques ( APAP) créait les RIPO. Première édition : une exposition internationale, des conférences, des ateliers de formation, 24 artistes et 5 000 visiteurs. Un départ timide certes, mais qui jetait des bases solides pour une suite favorable. En 2007, les organisateurs décidaient de tenter une expérience au-delà des frontières. Ils lanceront l’initiative After RIPO, au Maroc, ouvrant le projet à l’international.

Dix ans plus tard, en 2016, la deuxième édition réunira artistes, galeristes, critiques et universitaires autour de la problématique de l’art africain : 13 000 visiteurs répondront à l’appel. En 2019, en plein COVID-19 le désir culture, de cohésion sociale et de développement économique sonne comme un impératif. Malgré tout, la biennale franchira le cap des 21 000 visiteurs . En 2021, en contexte post pandémique, les organisateurs choisissent « Pour la (sur)vie d’un art transnational » comme thématique . À l’occasion l’on ajoute des master class internationales . On comptera 26 000 visiteurs à cette édition. Un réel exploit au égard du contexte.
La cinquième édition, en février 2024, est intitulée « Trait d’union : Histoire, Territoires et Défis contemporains du vivre ensemble ». C’est la suite logique de l’édition précédente. Elle réunira quarante artistes et 31 000 visiteurs autour des panels avec des universitaires et des administrateurs culturels.
2024 marquera aussi une consécration particulière pour les RIPO dont 30 avril 2024, la directrice générale, Suzanne Christelle SONGA/OUÉDRAOGO recevra le Label du respect du droit d’auteur, décerné par le Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur. Un couronnement que le RIPO recevra comme des encouragements, de la reconnaissance et surtout une invitation à redoubler d’efforts pour des RIPO toujours plus proches du réel.

Avoir choisi : « Créations en devenir : l’art face aux défis du monde et aux mutations de l’écosystème du numérique » comme thème de cette 6e édition des RIPO dénote d’une constance pour un évènement aujourd’hui mondial qui n’a de cesse de bien s’entourer. C’est aussi de cette dynamique que participe le prix Bandjoun Station offerte par l’artiste ambassadeur de l’UNESCO Barthélémy Toguo dont la première édition sera remise cette année pour ouvrir la voie de l’international à l’heureux gagnant.

Les RIPO vingt ans, c’est plus de 150 artistes et plus de 20 pays touchés. Pour cette année, les organisateurs espèrent recevoir au moins 40 000 visiteurs et pourvoir 60 emplois temporaires.
Preston Kambou
Pour nous écrire +237695521762
Jetez un coup d’œil là dessus avant enregistrement. S’il y a des données à corriger




