
Pang’Art propose Le Cri. Une performance qui travaille à créer l’harmonie entre tous les éléments fondateurs de l’univers : eau, air, terre, feu.
L’artiste tente une thérapie, non pas de l’humanité en focalisation externe, mais du tout commun suivant des angles multiples et enchevêtrés.
Pang’Art emprunte à Hugo quand elle part d’elle-même pour parler aux autres et à elle-même. Elle prend du Césaire quand elle se pose en tête de proue et en la bouche des malheureux qui n’ont point de bouche.
Mais elle use aussi de son vécu en ce qu’elle sait que l’on ne peut donner le meilleur de soi que si l’on est meilleur en soi.
Le Cri suggère le retour aux sources, non sans proposer une mise en perspective d’une collaboration transgeneationnelle, d’une communion multiculturelle et multicultuelle, d’une prestation transmédiale. Le Cri c’est la nature, le cri c’est la quête de la réparation, le cri c’est un regard froid posé sur le monde, posé sur le monde artistique aussi à travers ses hésitations.
Pang’Art utilise son corps comme un tableau sur lequel elle paint les peines et les errements d’un monde torturé et fissuré. Son désir de transcender le réel farci pour enfin exposer la réalité sans fards, l’amène à pousser un cri au sens double.
Le cri c’est ce son perçant et strident qui vient lever le voile sur la léthargie hypocrite d’un monde du paraître.
Le c’est aussi cette interpellation au moyens du questionnement nouveau sur le sens du déchet tel que perçu par l’imagerie populaire. Si au cours de la performance l’artiste détruit les mèches, c’est pour lancer un cri, qui elle sait déjà, sera l’ours à entendre, à l’endroit de ses soeurs sur la compréhension qu’elle sont de la beauté, la faiblesse qu’elles ont à ne se entier belles que parées des artifices.
« Pang’art l’ artiste que je suis fait cette performance pour redorer les valeurs humaines, rappeler à mes parents, mes frères, mes enfants que détruire son prochain c’est se détruire soi-même »
Et elle va plus loin : « qu’importe les formes de violences et d’ injustices, je suis dirigée par mon hypersensibilité qui sur scène est la force qui me porte vers l’exploration des univers autrement infranchissables. Je veux rappeler à mon public que nous sommes humains. Je veux les inviter à cesser de laisser le côté sombre de l’existence, de laisser la rancœur avoir le dessus sur eux. J’invite tout un chacun à se regarder devant un miroir et s’accepter avec ses imperfections ».
Pour la performeuse, cette orientation permet de forger la personnalité et l’identité qui feront de chacun une personne complète et pleine. Une plénitude qui seule peut nous guérir de nos maux et servir de thérapie aux autres. Pour elle : « Une personne qui ne domestique pas ses démons, instaure une barrière qui empêche de ressortir le meilleur de lui-même. »
Il faut alors être vrai, juste, entier et conséquent. Il faut accepter les éloges et les injures, assumer les exploits et les erreurs, intégrer les échecs et être reconnaissant quand vient le succès car c’est dans cette dualité, dans cette multitudes des possibles que l’Homme est complet.
Et c’est parce qu’on aura quitté le règne des artifices et du paraître, qu’on fera corps avec la nature « qui nous récompense toujours en fonction de nos actes. Le Cri est un appel pour moi mais aussi pour vous.
Preston Kambou
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